Carnets de guerre par Nikolaï Nikouline

Voilà un livre qui tranche sur les récits héroïques de la victorieuse confrontation de l'Armée Rouge avec la Wehrmacht. Engagé volontaire en 1941, Nikolaï Nikouline (1924-2009) a survécu à la guerre malgré l'âpreté des combats auxquels il a participé jusqu'à la bataille de Berlin en mai 1945. Il en est revenu traumatisé, au point d'écrire en cachette ses Carnets de guerre en 1975 comme une catharsis, pas du tout pour les publier.

Pas d'épopée ici, pour Nikolaï Nikouline "la guerre est ce que l'humanité a produit de plus dégradant et de plus ignoble". Il en détaille donc les turpitudes et les monstruosités à la manière de Henri Barbusse celles de la Grande Guerre dans Le Feu, le lyrisme et l'espoir en moins.

Poussé par ses proches, il autorise la publication de ces Carnets en 2007, et leur liberté de ton émeut le public russe. Les voici enfin traduits et publiés en français aux Arènes.

Les Carnets de guerre, Nikolaï Nikouline, 350 pages, 24,80€, Les Arènes

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