Blog

Ossip Zadkine, l’instinct de la matière

A l’occasion du 130e anniversaire de Zadkine (Vitebsk 1888 – Paris 1967), le musée Zadkine lui rend un hommage inédit avec l’exposition « Ossip Zadkine, l’instinct de la matière » qui met en valeur son lien organique avec la matière, et qui souligne sa place aussi originale que singulière au sein des modernismes du XXe siècle.

Après l’exposition « Être Pierre » (2017), le musée poursuit l’exploration des matérialités créatrices en nous faisant pénétrer dans l’intimité du dialogue de Zadkine avec les différents matériaux qui sont à ses yeux des « puissances formelles ». Pour Zadkine, la matière est toujours « première ». Il sent si elle est porteuse d’une vocation formelle. L’exposition retrouve ce lien intime à la matière primordiale, aux formes en gestation : les veines et les nodosités du bois, la densité et les particules de la roche, la fluidité de l’encre ou de la gouache…

« Inductives», les matières sont riches d’une dynamique, d’une poussée que le geste du tailleur ou la main du dessinateur doit capter en retour. « Du dialogue avec la matière naît le geste de l’homme », confiait Zadkine à Pierre Cabane (Arts, 1960). L’authenticité de la création plastique passe par ce rapport de correspondance avec la matière que Zadkine n’aura de cesse d’éprouver.

A voir au musée Zadkine, 100 bis rue d’Assas, 75006, jusqu’au 10 février 2019.

Veronika Bulycheva en concert à la péniche Anako

Chanteuse et guitariste appréciée de nos élèves (elle intervient régulièrement lors de nos fêtes de fin d’année), compositeur et interprète, Veronika Bulycheva vient de l’Oural, cette région de la Russie profonde. Originaire de ce pays que l’on considère comme limite naturelle entre l’Europe et l’Asie, Veronika garde en elle ce trait d’union artistique qui permet de retrouver l’intimité et l’émoi d’un univers poétique commun.

Après avoir sorti quatre albums, Veronika Bulycheva se lance dans un nouveau projet de world électro pop où elle est compositeur et interprète. Pour sa réalisation, elle fait appel au producteur et arrangeur Maxime Delpierre (VKNG) et invite Natalia Ermilova, son ancienne collaboratrice, chanteuse et violoniste dans le groupe « Mamouchka », et Philippe Baudez, joueur de balalaïka. Pour la première fois, Veronika donne place à sa fille Mya BLT pour interpréter une de ses nouvelles chansons.

Pour fêter la sortie de ce disque « Of the Ural », Veronika vous convie à son concert dimanche 28 octobre à 17h sur la Péniche ANAKO (Bassin de la Villette, Face au 34 quai de la Loire, 75019 PARIS – Métro : Riquet, Stalingrad ou Jaurès). Elle sera accompagnée par ses amis et excellents musiciens : Emek EVCI à la contrebasse, Caroline BERRY à l’alto et Olivier PETITJEAN aux percussions.

Tarifs : 15€ (TR), 13€ (prévente),10€ (TR)

Réservation : yesgolive.com/sketis-music

L’Avant-garde russe de Vitebsk au Centre Pompidou: derniers jours!

Si vous ne l’avez déjà fait, nous ne saurions trop vous encourager à visiter « L’Avant-garde russe à Vitebsk », au Centre Pompidou jusqu’au 16 juillet 2018. Cette exposition, aussi pédagogique qu’artistique, nous fait découvrir l’enthousiasme des premiers temps de la Révolution de 1918 à 1923: Chagall fonde alors dans sa ville natale Vitebsk (aujourd’hui en Belarus) une école d’art qui se veut à l’avant-garde de la Révolution, de la création d’un monde nouveau où l’art est l’affaire de tous. Il y est rejoint par El Lissistky et Kasimir Malévitch, tenants d’un art abstrait et aux tendances mystiques, le suprématisme. Les différences entre ces hommes ne tarderont pas à faire partir Chagall, laissant l’école de Vitebsk à Lissitzky et Malévitch et à leurs disciples. Leur collectif Ounovis expérimentera tous azimuts pendant 4 ans, avant de se voir couper les subsides par le gouvernement bolchévique et devoir fermer l’école peu après la sortie de la première et unique promotion en mai 1922.

L’exposition fait revivre cette période unique, entre monde ancien et nouveau, où tout semblait possible, où une ville de province russe pouvait être une capitale artistique!

Fête de fin d’année scolaire 2017-2018

Affluence record, météo clémente et bonne humeur auront marqué cette édition 2018 de notre fête de fin d’année. Un bon moment pour échanger entre amis, savourer des spécialités russes, écouter Nikolaï et son violoniste virtuose et profiter du spectacle « les Russes aiment rire » mis en scène de main de maître par Tatiana.

bty

Tchaïkovski en concert avec Senza Sordini

L’association parisienne Senza Sordini (« sans sourdine » en français) propose des ateliers musicaux ouverts à tous. Et dispose aussi depuis 1997 d’un orchestre d’amateurs éclairés sous la direction d’Alain Gourdeau, plusieurs fois premier prix de la ville de Paris.

Cet orchestre, dont fait partie notre élève Benoît (groupe du lundi), donne son dernier concert avant l’été ce vendredi 8 juin 2018 à 20h30 en l’église Saint Joseph Artisan (214 rue La Fayette, Paris 10ème, métro Louis Blanc). Entrée gratuite, participation libre. Au programme, la suite orchestrale n°3 opus 55 de Tchaïkovski, plus une symphonie de Haydn. Olga et Katia vous recommandent chaleureusement cet « Eté à Saint Petersbourg »!

Le Maître et Marguerite de Boulgakov au Théâtre de la Tempête

Le Maître et Marguerite (1928-1940), chef d’oeuvre de Mikhail Boulgakov adapté en pièce de théâtre: c’est le défi que relève le metteur en scène franco-polonais Igor Mendjisky, cofondateur et directeur de la compagnie de théâtre Les Sans Cou.  » Pour être tout à fait sincère, il me semble presque utopique de faire une pièce de théâtre de l’histoire du Maître et Marguerite… et pourtant, je ne sais pas pourquoi, mais j’ai la conviction qu’avec de la créativité, avec l’amour que je porte à cette histoire, avec l’inventivité des acteurs, l’adaptation que nous proposerons rejoindra ce qui m’a bouleversé dans le récit. L’histoire est magnifique, l’univers est sans limite; c’est une fresque d’une originalité enivrante et contemporaine. On y trouve du sacré et du brut; c’est un mélange entre tragédie antique et conte fantastique »

Pari réussi selon la critique: le « roman du diable » comme l’appelait Boulgakov lui-même, prend vie dans une version épurée au Théâtre de la Tempête à Vincennes (94), du mardi au dimanche  jusqu’au 10 juin 2018.

Réservations sur le site du Théâtre de la Tempête ou sur ticketac.

Audition-concert d’airs d’opéra et de mélodies russes

Les étudiants chanteurs et pianistes du Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris apprennent à lire et à prononcer le russe pour interpréter la musique dans cette langue. Avec pour professeur Marianne Sytchkov, fille de notre professeur Victor Sytchkov au Centre de Langue Russe.

Ce vendredi 18 mai 2018 à 19h, vous pouvez découvrir le résultat de leur travail dans une audition-concert d’airs d’opéra et de mélodies sur place au Conservatoire (métro: Porte de Pantin)

Au programme : Borodine, Glinka, Metner, Rachmaninov, Rimsky-Korsakov, Tchaïkovsky.

Ossip Mandelstam: oeuvres complètes en français

Avec la parution dOeuvres complètes d’Ossip Mandelstam coédité par Le Bruit du temps et La Dogana, l’oeuvre d’un des plus grands poètes du XXème siècle devient accessible à nous autres francophones. Olga vous recommande vivement ce double volume! En tome 1, les Oeuvres poétiques en édition bilingue pour les russophones audacieux, la poésie d’Ossip Mandelstam étant très difficile d’accès. Et en tome II, ses Oeuvres en prose très peu connues.

La carrière d’Ossip Mandelstam commence peu avant la Révolution avec La Pierre (1916), son premier recueil de poèmes. Suit une période d’enthousiasme révolutionnaire parqué par la publication de Tristia (1922). Le doute, le pessimisme s’installent ensuite avec notamment De la poésie (1928), ainsi que l’opposition à Staline contre lequel il ose écrire Epigramme contre Staline (1933). Ses dernières années se passeront en exil à Voronej puis près de Vladivostok dans un camp du Goulag où il meurt en 1938.

Heureusement, sa veuve Nadejda fait tout pour conserver l’oeuvre de son, mari, jusqu’à apprendre ses poèmes clandestins, et la diffuser. Oeuvres complètes s’inscrit avec réussite dans ce dessein.

La Russie invité d’honneur au Salon du Livre du 16 au 19 mars 2018

Amateurs de littérature russe, ce week-end est le vôtre! La Russie est le pays invité d’honneur du Salon du Livre (16 au 19 mars 2018, Porte de Versailles), et pas moins de 38 écrivains russes feront le déplacement jusqu’ici pour rencontrer leur public. Au total, plus de 120 événements sont programmés sur le pavillon russe du salon.

Ludmila Oulitskaïa est sans doute l’auteur le plus connu de cette délégation: son roman Sonietchka a obtenu le prix Médicis Etranger en 1996. Olga vous recommande aussi son chef d’oeuvre Médée et ses enfants (1998), ainsi que Sincèrement vôtre, Chourik (2005). Présente sur le salon dimanche 18 mars, elle sera aussi présente en dédicace le jeudi 15 mars à 19h à la librairie Les Traversées Paris 5è. Venez nombreux!

Autres auteurs russes à noter sur le salon: Daniel Glukhovski, spécialisé dans la science-fiction (Metro 2033, 2034 et maintenant 2035); Alexeï Ivanov dont le roman  Le géographe a bu son globe a été adapté avec succès au cinéma. Sans oublier Andreï Guelassimov et Viktor Erofeev.

Et pour conclure le salon, faites un tour lundi 19 mars à 18h30 à la librairie et maison d’édition Les Petits Platons (Paris 5e), spécialisée dans les livres expliquant la philosophie aux enfants. L’écrivain russe Evguéni Vodolazkine y dialoguera avec la philosophe Chantal Delsol sur le thème « Que transmettre »

 

 

 

 

 

Festival du film russe de Paris du 5 au 12 mars 2018

Thème de cette édition 2018: « Quand les Russes rêvent ». Un prétexte pour proposer une sélection d’excellents films illustrant à peu près toutes les époques. Olga vous recommande particulièrement Coeur de chien de Vladimir Bortko d’après le roman satirique de Boulgakov, situé pendant les années 20; L’été froid de 53 d’Alexandre Prochkine sur le goulag à la fin du stalinisme; Neuf jours d’une année de Mikhaïl Romm tourné pendant le dégel au début des années 60; Vol entre rêves et réalités de Roman Balaïan pour le début des années 80; La petite Vera de Vassili Pitchoul, film culte de la perestroïka. Et bien sûr, les inclassables films de Tarkovski!

Les projections se répartissent entre le Balzac, le Grand Action et le Christine 21 (plus le Max Linder pour la compétition de courts métrages). Programme détaillé et réservations ICI