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« Deux Ampoules sur Cinq » à la maison des métallos

La rentrée culturelle s’affirme aussi, nous aurons plein d’annonces de spectacles et autres à vous faire dans les prochains temps. Commençons avec  la pièce de théâtre Deux ampoules sur cinq d’Isabelle Lafon du 15 au 27 septembre 2015 à la maison des métallos, 94 rue Jean-Pierre Timbaud, 75011.

Ce spectacle retrace la relation qui unit la grande poétesse russe Anna Akhmatova et Lydia Tchoukovskaïa, femme de lettres qui dans son journal raconte leurs rencontres quotidiennes durant 25 ans. Elle nous parle à la fois de la grande Histoire, celle de la résistance en Russie à l’époque de Staline, et celle plus intime de l’amitié entre 2 femmes. La comédienne et metteur en scène Isabelle Lafon nous offre une adaptation des notes de Lydia. Sur le plateau, avec Johanna Korthals Altes, elles font revivre ces femmes d’exception…

Deux ampoules sur cinq

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Durée: 1h10 – du mardi au vendredi à 20h, samedi à 19h et dimanche à 16h. Tarif: de 5 à 14€ (8€ pour les membres d’associations venant en groupe), réserver. Et des rencontres artistiques et documentaires sont prévues autour du spectacle. Renseignements et réservations directement sur le site de la maison des métallos.

Centenaire de l’avant-garde russe à la galerie Victor Sfez

La Galerie Victor Sfez, au 60 quai des Orfèvres à Paris, expose jusqu’au 5 août 2015  des œuvres majeures de la période de l’Avant-Garde russe et célèbre ainsi le centenaire de la naissance des mouvements suprématiste et constructiviste, lors de l’exposition futuriste “0, 10” à Petrograd en 1915.

Cette exposition réunissait pour la dernière fois Malevitch et Tatline, les deux grands maîtres à penser d’un style nouveau qui allait marquer toute l’esthétique du XXe siècle. “0, 10” correspond en effet à ce moment fulgurant dans l’histoire de la peinture moderne où Malevitch présente son fameux Carré noir (visible actuellement à la fondation Louis Vuitton) et Tatline, ses reliefs suspendus. Ces premières abstractions géométriques pures, dans le domaine de la peinture et de la sculpture, entraînent l’esprit vers une manière radicalement autre de voir et de construire le monde.

Nombreux sont les artistes qui ont contribué avec force à l’élaboration d’un réel affranchi de toutes les pesanteurs du passé. Certains ont suivi Malevitch sur le chemin des étoiles et des “spoutniks” (ce terme est utilisé pour la première fois par Malevitch), d’autres ont emboîté le pas à Tatline sur la voie de la création industrielle qui, avec son lustre d’acier, promet d’enluminer le monde.

Vous pourrez voir à la Galerie Victor Sfez des œuvres d’artistes fondateurs de l’Avant-Garde russe tels que Klioune, Larionov, Exter, Lissitzky, Popova, Pouni, Sofronova,Tchachnik, etc.

Mikhail Larionov et Alexandra Exter, The BathHouse (1915)

Mikhail Larionov et Alexandra Exter, The BathHouse (1915)

Vongozero de Yana Vagner

Vagner-Yana-VongozeroUn premier roman qui se fait remarquer et a même été Finaliste du Grand Prix des lectrices ELLE. Avec Vongozero, paru en Russie en 2011 et récemment traduit en français Yana Vagner nous offre un livre d’abord psychologique même si la trame est post-apocalyptique: un petit groupe fuit Moscou décimé par une épidémie et tente de gagner le nord, la Carélie, pour y refaire sa vie. Un périple au milieu des dangers qui révèlera les tensions au coeur des personnages.

 

Prix: 22€
Editions Mirobole

Stages d’été à Krasnoïarsk

Si vous voulez combiner apprentissage du russe et découverte de la nature en Sibérie, le centre linguistique SAN à Krasnoïarsk est la solution idoine! Située sur le fleuve Ienisseï en Sibérie occidentale, Krasnoïarsk est une grande ville (un million d’habitants) fondée en 1628 et une étape importante du chemin de fer Transsibérien.

Le centre linguistique SAN vous y propose des formations au russe à la carte: de 16 à 28 leçons hebdomadaires de 45 mn chacune, pour un prix respectivement de 225€, 280€ ou 390€ . Prévoyez un minimum de deux semaines.

Possibilité de logement en résidence universitaire (115€ par semaine) ou en demi-pension chez l’habitant (125€ en chambre double ou 145€ en chambre simple par semaine). Et de nombreuses excursions sont possibles, y compris des week-ends de 3 jours pour explorer les réserves naturelles de la région.

Tous les détails sur: http://www.sancentres.com/

Ciné concert: Alexandre Nevski au Théâtre de Rueil

Réalisé par Sergei Eisenstein, le film Alexandre Nevski (1938) relate la bataille victorieuse des forces russes menées par le prince Alexandre Nevski contre les Chevaliers Teutoniques au début du XIIème siècle.  Ce film de propagande, commandité par Staline pour mobiliser le patriotisme russe face à la montée de la menace nazie, est néanmoins un  chef d’oeuvre du cinéma soviétique de par sa superbe esthétique noir et blanc et sa qualité filmique, culminant avec la bataille finale sur le lac gelé. Et la musique accompagnant ce film muet a été écrite spécialement par Sergeï Prokofiev soi-même pour l’occasion.

Alexandre-Nevski_Eisenstein

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Théâtre André Malraux de Rueil-Malmaison (92) vous propose de (re)découvrir ce chef d’oeuvre les vendredi 10 avril et samedi 11 avril 2015 à 20h45. L’Orchestre Symphonique du Conservatoire de Rueil sous la direction Jean-Luc Tourret et le choeur Euphonia sous la direction d’Aude Glatard interprèteront la cantate de Prokofiev en accompagnement du film.

Informations détaillées et réservations:
http://www.tam.fr/Fiche_Spectacle.asp?Spectacle=765&Genre=2

Ecole du théâtre d’art de Moscou au Théâtre 71 à Malakoff

Sous l’égide de la Maison de la Culture 93 de Bobigny (fermée pour travaux), l’Ecole du théâtre d’art de Moscou propose au théâtre 71 à Malakoff (92) 2 présentations d’atelier en russe surtitré en français:
– Le 24 mars 2015 à 20h30 et le 25 mars 2015 à 19h30 : Le Bruit et la Fureur
– Le 26 mars 2015 à 19h30 et le 27 mars 2015 à 20h30 : Séance d’un autre temps

Lorsque Viktor Ryjakov, directeur de cette promotion de l’Ecole a demandé à ses élèves de travailler sur Le Bruit et la Fureur de Faulkner, le plus difficile fut de traduire l’œuvre littéraire dans un langage théâtral. Le monologue tragique demeurait inadapté à recevoir le flux faulknérien.
Les acteurs deviennent alors narrateurs. Ils passent les masques des différents protagonistes sans en choisir aucun. Lorsqu’un fragment fait sens, on passe au suivant, mais l’essentiel échappe toujours aux formulations concrètes. Ils sont « soumis à l’inertie du roman », emportés par le flot faulknérien. Le spectacle continue sa recherche, passant fiévreusement d’un événement du roman à l’autre, repassant plusieurs fois les mêmes scènes, dans la tentative vaine de se comprendre.
Le spectacle visite tout le spectre des possibles au théâtre. Chaque acteur a choisi un fragment du roman qui fait sens aujourd’hui, et le reconstruit, le décompose… Le portrait déformé de la famille Compson émerge alors… Les visages changent, et on reconnaît peu à peu ceux des jeunes acteurs qui rendront un saisissant portrait de ce que nous sommes aujourd’hui.

Séance d’un autre temps: des chansons, des paroles oubliées, des voix, des noms, des photos, des films, pour partir à la recherche des signes du passé. De ce passé certaines choses qui restent à jamais en nous, sans marques du temps, d’autres en revanche, disparaissent sans laisser de trace. Aujourd’hui, en racontant l’histoire du siècle passé, nous essayons de nous souvenir : ce sera peut être un tout petit pas en avant pour répondre à la question: comment ne pas se quitter, comment ne pas oublier?
Ce « concert » c’est essayer de ne pas laisser s’échapper ce qui est révolu, ce qui se dérobe, le temps qui passe. Photos en noir et blanc de nos grands-mères et nos grands-pères, de nos pères et de nos mères , vieux disques vinyles usés d’avoir été trop écoutés, images floues de films sur des bobines parties aujourd’hui en poussière. C’est le passé raconté par des voix de jeunes femmes et de jeunes hommes, leur regard sur les générations des mères et des grands-mères, quand elles aussi avaient leur âge.

Renseignements et billeterie en ligne:
http://billetterie.theatre71.com/4DCGI/3web_val_ident

 

Quand les Russes rient: festival du film d’humour russe

L’humour russe existe-t-il? Le cinéma Grand Action ( 5 rue des Ecoles 75005 Paris) vous en fournit la réponse, avec pas moins de 22 films de 1950 à 2012 au programme de ce festival du jeudi 26 mars au lundi 30 mars 2015:

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Plusieurs grands classiques dans cette programmation: Les Cosaques de Kouban (1950), La nuit du carnaval (1956), Moscou ne croit pas aux larmes (1979). Sans oublier les préférés d’Olga, le film culte Amour et pigeons (1984) et surtout Ironie du sort (1975), obligatoire film de Noël que la TV russe rediffuse chaque année comme nous Le Père Noël est une ordure.

Et en bonus de ce festival: 4 films d’animation pour les petits parmi les meilleurs du répertoire (Le hérisson dans le brouillard a charmé l’enfance d’Olga); 7 courts métrages en compétition; et une table ronde justement intitulée « L’humour russe existe-t-il? » le samedi 28 mars 2015 à 10h.

Séances et tarifs:
http://www.quandlesrussesrient.com/grille-projections.html

Le Café Pouchkine a ouvert Boulevard Saint Germain

Le premier Café Pouchkine a ouvert ses portes à Moscou en 1999, clin d’oeil à la chanson de Gilbert Bécaud Nathalie (1964) où le chanteur y rencontrait son charmant guide dans ce Café Pouchkine… qui n’existait pas. Un manque réparé donc en 1999 par la Maison Dellos qui en fait un café « chic » où cohabitent cuisines russe et française.

Depuis, Café Pouchkine est devenu une chaîne de cafés: Paris, New York (sous un autre nom néanmoins) et bientôt le Japon. A Paris, le premier « corner » au magasin du Printemps Haussmann ouvre en 2010, suivi en 2013 par un salon de thé place des Vosges. Depuis fin 2014, Café Pouchkine s’est aussi installé rive gauche sur le boulevard Saint Germain en face du Flore et des Deux Magots. On y retrouve le décor raffiné et la carte mélangeant des spécialités russes aux douceurs du chef pâtissier Damien Piscioneri.

 

En plus des pirojki, Café Pouchkine propose le borchtch comme spécialité russe

En plus des pirojki, Café Pouchkine propose le borchtch comme spécialité russe

Journées du Livre Russe

Ces 6èmes Journées du Livre Russe mettent en valeur la russophonie, non seulement en Russie mais aussi dans les pays voisins: Belarus, Ukraine, Pays Baltes, Moldavie.

Une palette d’auteurs, dont le célèbre Boris Akounine, auteur de romans policiers historiques avec le détective Fandorine, viendra à la rencontre des lecteurs les vendredi 30 janvier et samedi 31 janvier 2015 à la Mairie du 5ème arrondissement de Paris (entrée libre).

Notre élève Jean-Michel, spécialiste de la question,  vous recommande aussi le stand des éditions Interférences, éditeur de nombreux auteurs (Vassili Grossman, Anna Akhmatova, Marina Tsvetaïeva,…) et dont la cofondatrice Sophie Benech traduit depuis une vingtaine d’années des auteurs comme Boris Pasternak ou Ludmila Oulitskaïa, pour Gallimard et autres grandes maisons d’édition.  Sophie Benech a d’ailleurs reçu en 2010 le prix de traduction Russophonie pour Le Conte de la lune non éteinte de Boris Pilniak,

Et justement, la remise du Prix Russophonie 2015, récompensant la meilleure traduction littéraire du russe vers le français, se tiendra  le samedi 31 janvier 2015 À 18H30 dans la Salle des Fêtes de la Mairie du 5e.

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Nouvel an russe au cinéma Le Balzac

Pour fêter le Nouvel An russe à l’ancienne (calendrier julien de l’église orthodoxe), le cinéma Le Balzac (1 rue Balzac sur les Champs Elysées) vous propose une programmation russe deux soirées de suite:

> Le 12 janvier 2015 à 20h, cinéma + zakouski et vodka:
Gayday-Leonid_douze-chaisesAu programme, un classique de la comédie russe : Les douze chaises de Leonid Gayday (URSS, 1972, 161′). Les héros populaires Ostap Bender et Ippolite Matveevitch Vorobianinov recherchent des diamants, que la tante défunte a cachés dans l’une des chaises de sa salle à manger avant la Révolution… Un film adapté du roman satirique d’Ilf et Petrov paru en 1928.
A l’entracte, musique, vodka et dégustation de spécialités russes. Tarif unique 30 euros. Les billets sont en vente à la caisse du cinéma ou sur internet.

>Le 13 janvier 2015à 19h30, opéra filmé + zakouski et vodka:
La Khovantchina de Moussorgsky, filmé (durée: 4h) en 2012 au Théâtre Mariinsky de Saint-Petersbourg, sous la direction musicale de Valery Gergiev, mise en scène : Leonid Baratov (1960), Yuri Alexandrov (2000). Avec Sergei Aleksashkin, Vladimir Galuzin, Yevgeny Akimov.  La Khovanchtchina (« drame musical populaire ») est un opéra posthume en cinq actes de Modeste Moussorgski, d’après un livret qu’il a lui-même rédigé en s’inspirant des événements de la Révolte de Moscou de 1682 ainsi que des révoltes des streltsy (corps de soldats moscovites) de 1689 et 1698. La version jouée ici est celle réorchestrée par Dmitri Chostakovitch en 1958-1959.
Et à l’occasion du Nouvel an russe, vodka et zakouskis seront proposés à l’entracte.