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CRIMINEL en avant-première avec le réalisateur Viktor Dement le 8 mars 2016

Salué par les Prix du public et Prix du Meilleur premier film au Festival du cinéma russe à Honfleur en 2015,  Criminel (Находка) de Viktor Dement, tourné dans les forêts de Carélie avec le renommé Aleksei Guskov (Le Concert) dans le rôle principal, sort en salles en France le 16 mars 2016.

Et une avant-première exceptionnelle en présence de son réalisateur Viktor Dement a lieu le mardi 8 mars 2016 à 20h au cinéma MK2 ODÉON 113 boulevard Saint Germain 75006 Paris (M° ODEON). Pour en profiter, il faut réserver sa place (participation 5 euros) sur http://borealia-boutique.com/produit/criminel/.

Synopsis du film : Trofim Rusanov est un garde-pêche dur et intraitable. Il estime qu’il est la Loi et que les autres sont des “salauds et des voleurs”. A la suite d’une mésaventure il se retrouve isolé dans la taïga, à des dizaines de kilomètres de toute habitation humaine. La trouvaille qu’il va faire dans ce milieu hostile va changer radicalement sa vision de l’existence.

Et pour information, le jour de la projection, vous pourrez vous procurer La Trouvaille de Tendriakov (Editions Borealia) qui a inspiré CRIMINEL.

Criminel_Viktor-Dement

Concert des chantres orthodoxes russes

Un concert de chants orthodoxes russes sera donné le samedi 27 février 2016 par l’ensemble vocal masculin « Chantres Orthodoxes Russes » en l’église Sainte Elisabeth de Hongrie, 195 rue du Temple (75003), église conventuelle de l’Ordre de Malte.

Depuis leur création en 2013, les « Chantres Orthodoxes Russes » se consacrent au répertoire liturgique russe et plus particulièrement aux œuvres des grands centres spirituels comme la laure de Kiev, mais surtout la laure de la Sainte-Trinité- Saint-Serge ou certains des chantres ont fait leurs classes.

Chants orthodoxes russes liés à la passion du Christ ainsi qu’à la lumineuse fête de Pâques: le panorama de la musique liturgique et monastique russe qui sera interprété illustre la riche histoire de la musique orthodoxe russe depuis l’abandon du chant byzantin à la fin du XVIe siècle.

Chantres-orthodoxes_Concert-Paris-fevrier-2016

Journées du livre russe 2016

Le deuxième salon littéraire parisien consacré à la Russie en ce début 2016 se tient ce week-end (vendredi 5 et samedi 6 février) à la mairie du Vème arrondissement.

Thème de ces « 7èmes Journées européennes du livre russe & des littératures russophones »: la Province Russe. Quelle est sa place dans la société russe contemporaine, est-elle toujours la gardienne des valeurs et de la spiritualité russe, où en sont les cultures et littératures autochtones du Nord et de la Sibérie? Autant de questions qui animeront tables rondes et conférences pendant deux jours.

35 éditeurs et librairies seront présents sur place, ainsi que de nombreux auteurs et traducteurs de littérature russe: Andreï Makine, Maxime Ossipov, Anna Matveeva, Igor Sakhnovski et bien d’autres encore. Point d’orgue du salon: la remise du 10ème prix Prix Russophonie samedi 6 février à 18h30 dans la salle des fêtes de la mairie.

Programme détaille:
http://journeesdulivrerusse.fr/2016-tables-rondes-rencontres/

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DESTINS DOLGANES au musée de l’Homme

Les Dolganes du Nord Taïmyr comptent parmi les populations les plus isolées de l’Arctique russe. Si une large part de cette population d’éleveurs de rennes est depuis longtemps sédentarisée, quelques familles continuent toujours à nomadiser au rythme de la transhumance des troupeaux.

Nicolas Mingasson est photographe et journaliste. Depuis 1995 il compte parmi les rares occidentaux à avoir régulièrement parcouru la région de la péninsule de Taïmyr.Ces dernières années, il y est retourné pour réaliser Portraits d’Arctique, une série de portraits filmés sur le thème de la mémoire et de la culture.Les 78 photographies de DESTINS DOLGANES exposées au récemment rouvert musée de l’Homme à Paris jusqu’au 7 mars 2016 sont tirées de ce travail.

Destins Dolganes illustre le quotidien actuel des Dolganes dans ce qu’il a de plus divers, entre tradition et modernité, entre les anciens accrochés à leurs villages et leurs enfants et petits-enfants qui, plus que jamais regardent vers le sud et imaginent leur avenir loin de leur terre natale. L’exposition présentera également une série de photographies tirées des albums de quelques vieilles familles dolganes. Cette vision inédite oblige à un tout autre regard, loin des clichés habituels et nous invite à réviser notre propre regard sur le monde.

Tout au long de l’exposition, huit courts documentaires  Portraits d’arctique – Une mission ethno-photographique au pays des Dolganes réalisés en 2011 par Nicolas Mingasson et Vincent Gaullier, seront diffusés au sein de l’exposition. Un cycle de projection/débat sur la sibérie accompagnera aussi cette exposition les samedis 30 janvier, 13 février et 5 mars 2016. Ces films ethnographiques proposent un regard inédit sur la manière dont les Dolganes se perçoivent eux-mêmes.

Informations pratiques:
http://www.museedelhomme.fr/fr/visitez/agenda/exposition/destins-dolganes

Dans la péninsule de Taïmyr, à l'extrême Nord de la Sibérie, un enfant Dolgane de deux ans fait sa sieste à l'extérieur du campement, emmitouflé dans le manteau de sa mère. Derrière lui, des rennes du troupeau domestique passent leur chemin

Dans la péninsule de Taïmyr, à l’extrême Nord de la Sibérie, un enfant Dolgane de deux ans fait sa sieste à
l’extérieur du campement, emmitouflé dans le manteau de sa mère. Derrière lui, des rennes du troupeau domestique passent leur chemin

Jeune couple d’éleveurs de rennes de la région de Novorybnoïe. De plus en plus rares sont les Dolganes de cette génération à poursuivre une activité dans la toundra.

Jeune couple d’éleveurs de rennes de la région de Novorybnoïe. De plus en plus rares sont les Dolganes de cette
génération à poursuivre une activité dans la toundra.

« Les Eclats du Bal » d’après Daniil Harms

Daniil Harms, poète, dramaturge, épistolier a su développer une œuvre d’une liberté échevelée et provocatrice en pleine Russie Stalinienne. Une liberté qui lui coutera cher: il meurt en détention psychiatrique en 1942. Réhabilité en 1956, il n’est redécouvert que progressivement et devient très apprécié dans les milieux intellectuels. Un auteur recommandé par Olga.

La compagnie Alexander Thaliway  propose à partir du 20 janvier 2016 un spectacle de théâtre tiré de l’oeuvre de Daniil Harms, Les Eclats du Bal, à L’Auguste Théâtre (6 impasse Lamier 75011) du 20 janvier au 18 mars 2016.

Des fragments d’écriture composent la création : un choix de poèmes, de pièces courtes, de quelques lettres, et de textes en prose tirés de deux oeuvres de Daniil Harms, Oeuvres en prose et en vers et Écrits. Le spectacle, dansé par deux comédiens interprétant une multitude de personnages devant 3 toiles peintes, combine un zeste de burlesque, deux doigts d’émotion, une bonne dose d’absurde. Bref, la recette d’un spectacle décapant, avec plein de surprises drolatiques, effrayantes et nostalgiques.

Du 20 janvier au 18 mars 2016
Les mercredi et vendredi à 21h
Durée du spectacle 1h15 – Prix: 16€ ou 12€ (tarif réduit jeunes, seniors, chômeurs)
Renseignements et réservations: www.augustetheatre.fr

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Première française de Voïna au Théâtre de la Ville

Fresque épique musicale, créée lors du festival international d’Edimbourg pour le centenaire de la Première guerre mondiale, Voïna (La Guerre) est un spectacle total : orchestre, son, corps et images pour une fresque épique sur la guerre de 14.

Inspirée de Mort d’un héros de Richard Aldington, de Les Notes d’un cavalier de Nikolai Gumilev et de L’Iliade d’Homère, cette « pièce de théâtre musical », en russe surtitré en français, est mise en scène par Valdimir Pankov sur un texte d’Irina Lychagina. Elle raconte le parcours d’une bande de jeunes, liés par le refus de la morale en cours, par l’amour des arts et le désir d’en établir les nouvelles tendances, par la foi en la beauté. La guerre de 14 va les happer, et plus rien ne sera jamais pareil…

Chez Vladimir Pankov qui a présenté au Théâtre des Abbesses en 2010 une Noce fort éloignée de nos habitudes tchékhoviennes, chaque interprète est un instrument de musique mobile, mêlé aux vrais instruments, aux bruits, aux images, en un mouvement commun qui compose une forme d’opéra. Le texte de Voïna, d’ailleurs, est qualifié de « livret ».

Voïna est à voir au Théâtre de la Ville (place du Châtelet) du 12 au 15 janvier 2016 à 20h30, et le théâtre nous propose des tarifs préférentiels:  26 € au lieu de 35 € pour les adultes, et 24 € au lieu de 26 € pour les jeunes de moins de 30 ans.
Pour bénéficier de ces tarifs, vous pouvez réserver vos places sur Internet en cliquant ICI

Salon du livre russe à Paris en janvier 2016

Premier salon littéraire russe dès ce mois de janvier 2016 avec le Salon du Livre russe/Russkaya Literatura à la mairie du XVIème arrondissement les vendredi 8 janvier (15h-21h), samedi 9 janvier (10h-20h) et dimanche 10 janvier (10h-19h). Une trentaine d’auteurs russophones viennent présenter leur œuvre avec signatures, tables rondes, rencontres avec les auteurs, expositions, lectures poétiques, concerts, projections.

Parmi les célébrités, Vladimir Fedorovski dédicacera ses livres samedi après-midi, de même qu’Andreï Bitov (prix du meilleur livre étranger en 1989 pour La Maison Pouchkine) qui participera en plus à une table ronde à 16h. Cette journée se clôturera en musique à 19h avec le célèbre rocker russe Boris Grebenchikov, pionnier du rock en Union Soviétique et créateur du groupe Aquarium.

Amateurs de poésie, notre précédent post sur ce blog vous mentionnait la réédition des poèmes lyriques de la grande Marina Tsvetaeva: la traductrice Véronique Lossky vient en parler dimanche 10 janvier à 13h15.

Programme détaillé: http://www.russkayaliteratura.fr/

Et que ceux qui ne peuvent s’y rendre se rassurent: le prochain salon littéraire russe aura lieu dès février à la mairie du Vème arrondissement, nous ne manquerons pas de vous en parler.

Salon livre russe 2016

 

 

Poésie Lyrique de Marina Tsvetaeva

Marina Tsvetaeva a vécu la Révolution, l’exil puis le retour en Union Soviétique avec les perturbations du stalinisme au point de se suicider en 1941. Elle est une référence pour  les Russes de toutes générations en tant que poète de l’époque soviétique, au même niveau qu’Anna Akhmatova, Boris Pasternak et Ossip Mandelstam. Et comme eux, son oeuvre est restée mal appréciée jusqu’à la chute du stalinisme et la (relative) libéralisation sous Krouchtchev et Brejnev.

Sa poésie est profonde, très imagée, sa langue belle mais compliquée. Heureusement, les Editions des Syrtes publient en édition bilingue russe-français Poésie Lyrique, un coffret en 2 tomes de ses poésies (40€). A recommander vivement comme cadeau de Noël pour les amateurs de littérature russe qui touche l’âme.

Marina Tsvetaeva_Poesie lyrique

Esthétiques de l’Amour au Musée du quai Branly

Esthetiques-Amour_Musee-quai-BranlyTrès belle exposition du Musée du quai Branly à partir de ses collections ethnographiques de Sibérie extrême-orientale. Le titre, « Esthétiques de l’Amour », fait référence au grand fleuve Amour (2800 km) qui traverse la contrée et dont le bassin est habité par de nombreux peuples autochtones: Nanaïs, Oulteches, Nivkhs, etc.

Il s’agit ici de mettre en valeur les objets du quotidien, vêtements, boîtes et étuis, réalisés en fibres végétales, fourrures et plumes, mais aussi peaux de poissons. Les décorations brodées ou peintes sont plus qu’esthétiques, elles sont aussi des souhaits ou des protections contre les esprits malfaisants. L’objet dialogue ainsi avec l’invisible comme le résume la commissaire Daria Cevoli.

 

A voir jusqu’au 17 janvier 2016. Renseignements et réservations sur le site du musée

23e Festival du cinéma russe à Honfleur

Après une Semaine du cinéma russe hélas tronquée pour cause d’attentats, Honfleur nous offre une occasion de penser à autre chose avec son Festival du cinéma russe du 24 au 29 novembre 2015.

Festival-film-russe-Honfleur-2015

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vous y trouverez nombre de nouveaux films dont certains présents à Paris. Olga vous recommande parmi eux Le syndrome de Petrouchka (2015), adaptation à l’écran d’un des meilleurs romans de Dina Rubina, malheureusement non traduit en français.

Et figurent aussi dans cette sélection quelques classiques, tels J’me balade à Moscou (1963), premier rôle de Nikita Mikhalkov, et Quand passent les cigognes (1957), inoubliable histoire d’amour sur fond de guerre.

Programme et réservations: http://festival-honfleur.fr/