Blog

« Le Taquet », nouveau livre d’Evgueni Grichkovets

Evguéni Grichkovets a été révélé au public français par ses pièces de théâtre, dont Comment j’ai mangé du chien est la plus fameuse, puis par son roman La Chemise (Actes Sud). Dans son nouveau livre Le Taquet, il explore la forme du « récit », et nous propose six textes pleins d’ironie, jamais cyniques, de tendresse retenue, de truculente drôlerie.

Evgueni Grichkovets_Le TaquetEvguéni Grichkovets est né en 1967 à Kemerovo, en Sibérie occidentale. Après son service militaire effectué dans la flotte soviétique du Pacifique,il étudie la philologie russe à l’Université de Kuzbass, où il fonde avec des amis une compagnie théâtrale qu’il dirigera dix ans. Depuis 1999, il vit entre Kaliningrad et Moscou, travaillant comme auteur, metteur en scène et interprète de « monospectacles » qui lui ont valu plusieurs prix en Russie et ont été présentés sur de nombreuses scènes européennes. Parallèlement, Evguéni Grichkovets  s’adonne à de nouvelles formes d’écriture : romans, récits, blogs.

Le Taquet
Traduction du russe par Stéphane A. Dudoignon
Éditions Bleu autour
19€

Voix de Russie et de Géorgie à Pâques

Voix Russie GeorgieDeux concerts pour Pâques à l’église Saint-Louis-en-l’Ile (75004- Métro: Pont Marie) avec les choeurs orthodoxes russes de Carême et Pâques et les polyphonies géorgiennes :  dimanche 31 mars à 16h et lundi 1er avril à 16h.

L’Ensemble Vocal Chersonese, fondé et dirigé par Maria Kondrashkova, se spécialise dans la musique orthodoxe baroque russe et les chants polyphoniques des 17ème et 18ème siècles. A leur répertoire des grands compositeurs de cette époque, tels Vassily Titov ou Nikolaï Diletsky. Et pour compléter, ils interprètent aussi des oeuvres de compositeurs clasiques du XIXème siècle comme Liadov et Rimsky-Korsakov.

L’Ensemble Marani est un choeur d’hommes avec un répertoire d’oeuvres polyphoniques a capella des différentes régions de Géorgie. Chants liturgiques cohabitent avec des chants rituels pré-chrétiens, parfois millénaires, qui accompagnent les divers moments de l’existence.

Billets (19€ tarif normal, 23€ places numérotées, 14€ tarif réduit) sur Fnac.com, ticketnet.fr et concertclassic.com

La Russie invitée d’honneur de Art Paris Art Fair

Art Paris Art Fair est le premier grand rendez-vous  parisien de l’année pour les collectionneurs d’art moderne et contemporain, avec cette année 143 galeries représentant 20 pays différents sous les arcades du Grand Palais du 28 mars au 1er avril 2013.

Alexandre Lobanov, Sans titre, 1980

Alexandre Lobanov, Sans titre, 1980

Et parmi elles, onze galeries russes plus une vingtaine d’autres galeries européennes défendront les couleurs de la Russie invitée d’honneur de la présente édition. 87 artistes russe seront ainsi présents, dont quelques artistes confirmés comme Erik Boulatov (galerie Pièce Unique), Boris Grigoriev (Heritage Gallery) ou Pietr Belyi (galerie Melanie Rio). Et d’autres plus émergents comme Makarevich (SEM Art gallery) ou Alexandre Lobanov, bel exemple d’art brut (galerie Christian Berst).

Igor Makarevich, Portrait Pinocchio, 1999

Igor Makarevich, Portrait Pinocchio, 1999

 

Le peintre Konstantin Sutyagin à l’I-Gallery

Sutyagin Konstantin [1600x1200]L’I-Gallery près de Montmartre, spécialisée dans la peinture russe contemporaine, accueille jusqu’au 17 mars 2013 Deux Fleuves, une exposition du peintre Konstantin Sutyagin. Né en 1964, écrivain et peintre, Konstantin Sutyagin connait bien la France et nous livre ici des peintures d’une grande sensibilité,  oscillant entre quais de Seine et fleuves de Russie.

I-Gallery
12 rue Durantin
75018 – Paris
http://www.i-gallery.fr/

Chagall à Paris et Nice

Une des grandes expositions de ce printemps s’ouvre au Musée du Luxembourg à Paris. Chagall, entre guerre et paix, retrace jusqu’au 21 juillet 2013, l’itinéraire d’un peintre errant qui quitte définitivement en 1925 pour Paris sa ville natale de Vitebsk (Bielorussie), mais ne l’oubliera pas dans sa peinture. Pas plus qu’il n’oubliera ses racines juives, elles aussi omniprésentes.
Il reste aussi fidèle à la narration, à la figuration, même si ses personnages volant ou flottant dans ses peintures  détonent à l’heure du surréalisme et du  cubisme. Chagall nous apparaît avant tout comme un poète, un visionnaire nourri de son folklore et de son terroir.

2013 marque le quarantième anniversaire de la mort de Chagall, et les expositions vont se succéder tout au long de l’année. En plus des quelque 100 peintures exposées au Musée du Luxembourg, le Musée national Chagall à Nice présente lui aussi une soixantaine d’oeuvres du Maître jusqu’au 20 mai 2013 sous l’intitulé Marc Chagall, d’une guerre l’autre. En attendant Marc Chagall, Devant le miroir, exposition au Grand Palais à Paris du 15 juin au 7 octobre 2013.

Abondance de biens ne saurait nuire, voilà qui ne peut que réjouir les amoureux de la culture russe et de la peinture en général.

Marc Chagall, La danse (détail), 1950-1952

Marc Chagall, La danse (détail), 1950-1952

Andreï Makine s’empare de Catherine II

Certes, le livre est écrit en français et non en russe, comme tous les livres d’Andreï Makine (sauf son premier: La Fille d’un héros de l’Union soviétique, 1990). Mais l’auteur de Le Testament français (prix Goncourt en 1995) revient encore et toujours à sa Russie natale et son histoire sanglante et chaotique.

Andrei Makine_Une femme aimeeAvec Une femme aimée (Seuil, 364 pages, 21€), Andreï Makine s’empare du personnage de l’impératrice Catherine II, aux multiples favoris (le prince Potemkine en particulier) mais dont un seul, un dénommé Lanskoï, l’aurait vraiment aimée. Et en fait le sujet d’un film par un certain Oleg Erdmann dans l’URSS de Brejnev puis dans la Russie d’Eltsine.

Un livre qui pointe déjà à la dixième place du classement des meilleurs ventes de l’Express…

Les Ames mortes de Gogol au Théâtre 71 de Malakoff

Le chef d’oeuvre de Gogol revient au Théâtre 71 à Malakoff (92), en français mais dans une mise en scène de l’auteur russe Anton Kouznetsov. Les Âmes mortes sont un poème fleuve, qui autopsie sans pitié mais avec drôlerie la trivialité de la vie et la mesquinerie de l’homme capable d’acheter des morts pour faire passer un propriétaire théorique pour plus riche qu’il n’est…

Séances du mardi 19 février 2013 au samedi 23 février à 19h30 (mardi, vendredi) ou 20h30 (mercredi, jeudi, samedi) au Théâtre 71. Renseignements et réservation en ligne:
http://www.theatre71.com/Les-ames-mortes.html

A noter que le samedi 16 février, Théâtre 71 propose une rencontre avec le traducteur des Âmes Mortes, André Markowicz. De langue maternelle russe, il est connu pour avoir traduit en français tout le théâtre de Tchekhov, tout Dostoïevski, tout Gogol, et entreprend tout Shakespeare. Pas de thèse particulière, mais des considérations sur la traduction, sur sa pratique, sur ce qu’elle implique, met en jeu et, surtout, sur son impérieux sens du détail.

Les Âmes Mortes de Gogol

Les Âmes Mortes de Gogol

« Dans la brume » de Sergeï Loznitsa

Christian et Philippe du Centre de Langue Russe vous recommandent vivement ce très grand film (« meilleur film de l’année » selon eux), déjà remarqué lors du dernier festival de Cannes. Dans la brume se déroule en 1942 en Biélorussie occupée, où il est parfois difficile de savoir qui est un héros ou un  traître, et pourquoi. Un film qui « interroge les ressorts de la culpabilité, du remords et du courage au coeur du chaos » selon Télérama.

Et à voir en vo, vous suggère Olga, les dialogues étant faciles à comprendre!

Dans la brume film

Les ballets du Bolchoï en direct au cinéma

Pathé Live est la division du groupe de cinémas Pathé qui propose de grands événements culturels en direct: retransmissions de concerts, pièces de théâtres et autres événements culturels. Déjà retransmis en direct en 2012, le Ballet du Bolchoï voit sa saison 2013 également retransmise en direct dans une centaine de cinémas en France et plus de 600 cinémas dans le monde.

Au programme à venir:
> Dimanche 10 février 2013, 16h: Don Quichotte
Don Quichotte_BolchoiBallet enregistré à Moscou le 06.03.2011
Livret de Marius Petipa, d’après le roman de Miguel de Cervantès
Chorégraphie originelle par Marius Petipa sur une musique de Léon Minkus, nouvelle version chorégraphique d’Alexei Fadeyechev, plus ouverte, plus exubérante.
Costumes inspirés des dessins de Vasily Diyachkov (1903), repris par Tatiana Artamonova, Yelena Merkurova

 

 

 

 

> Dimanche 31 mars 2013, 17h: Le Sacre du Printemps
Nouvelle création du Théâtre Bolchoï
Originellement créé par Igor Stravinsky et Vaslav Nijinski pour les Ballets Russes de Serge Diaghilev en 1913, entièrement rechorégraphié par Wayne McGregor à l’occasion du centenaire de l’œuvre.
Un 2ème ballet, une autre nouvelle création autour du Sacre du Printemps, parachèvera cette soirée anniversaire.

> Dimanche 12 mai 2013: Roméo et Juliette
Romeo Juliette_Bolchoi
Ballet en 2 actes
Livret de Sergueï Prokofiev, Sergueï Radlov, Adrian Piotrovsky, d’après la pièce du même nom de William Shakespeare

 

 

 

 

 

 

Salles et réservations: http://www.pathelive.com/fr/saisons/ballet-du-bolchoi-2012-2013

Festival RussenKo au Kremlin-Bicêtre

Quatrième édition de ce grand festival des cultures russe et russophones les 25, 26 et 27 janvier 2013 au Kremlin-Bicêtre (94). Cinéma, concerts, théâtre, journées littéraires, tables rondes, expositions, arts urbains, etc.  sont au programme, à consulter directement sur leur site: http://www.russenko.fr

Notre choix subjectif de quelques événements particulièrement attractifs:
> Cinéma: dimanche 27 janvier 17h: La Noce (1999, VOSTF), autre grand film de Pavel Lounguine (Taxi Blues, 1990) et étude de moeurs sans concessions sur la société campagnarde russe de nos jours.
> Cinéma: dimanche 27 janvier 21h 30:Loin de Sunset Boulevard (2005, VOSTF) d’Igor Minaiev. L’histoire d’un réalisateur et de sa femme, comédienne, dans le Hollywood « rouge » voulu par Staline dans les années 30. Présentation du film par l’association Kinoglaz, en présence du réalisateur lui-même.

Igor Minaiev_Loin de Sunset Boulevard

 

 

 

 

 

 

 

> Théâtre: samedi 26 janvier 20h30: Les Jeunes Filles (russe surtitré français) par la troupe du SamArt à partir d’une nouvelle de Ludmila Oulitskaïa. Un portrait de la Russie des années 50, à travers les thèmes éternels de la jeunesse : éveil de la féminité, premières amours, entrée dans l’âge adulte…
Ludmila Oulitskaia_Jeunes Filles