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Deux avions russes au salon du Bourget

Le prochain salon du Bourget (journées grand public du vendredi 21 au dimanche 23 juin 2013) renoue avec une forte participation russe, dont deux avions de combat en démonstration: l’appareil d’entraînement Yak-130 et le chasseur Sukhoï Su-35.Le Sukhoi Su 35

Le Sukhoi Su 35

 

 

Durant les essais du Su-35, organisés fin 2012, le chasseur a montré une vitesse maximale de 2.500 km/h et un plafond de 19.000 mètres. Sa sortie au Bourget sera sa première apparition en dehors de la Russie.

On devrait voir aussi au Bourget le Sukhoï Superjet 100 (SSJ-100), avion de transport régional créé par les constructeurs russes en coopération avec des constructeurs européens, notamment français, et l’hélicoptère militaire Ka-52, tandis que deux autres appareils russes, l’hélicoptère Ka-100 et une maquette du futur avion moyen-courrier MS-21, seront aussi exposés.

Pour les horaires des démonstrations en vol, il faudra se renseigner au jour le jour, le programme n’étant pas fixé à l’avance.

Le Sacre du printemps en version originale

C’est une semaine chargée qui s’annonce du 29 mai au 1er juin 2013 pour les amateurs de musique et chorégraphie russes! Nous vous avions déjà parlé (voir notre précédente note sur ce blog) du gala de danse en l’honneur de Noureev les 31 mai et 1er juin au Palais des Congrès de Paris.

Auparavant, le Théâtre Mariinsky propose du 29 au 31 mai 2013 au Théâtre des Champs Elysées le Sacre du Printemps en version originale à l’occasion de son centenaire. Décors, costumes et chorégraphie originale de Nijinsky ont été repris et adaptés (Sasha Waltz pour la chorégraphie) pour l’occasion.

La création parisienne par Diaghilev de ce chef d’oeuvre d’Igor Stravinsky, le 29 mai 1913, avait été l’occasion d’un chahut monstre. La critique avait dès le lendemain ouvert le feu sur ce « spectacle ridicule ». Pourtant, le Sacre du Printemps reçoit peu après un accueil chaleureux à Londres et du coup, la seconde représentation à Paris en 1914 fait se pâmer spectateurs et critiques… Le succès ne s’est plus démenti depuis pour ce chef d’oeuvre de Stravinsky.

4 représentations feront revivre ce moment d’histoire: les mercredi 29 mai et jeudi 30 mai à 20, le vendredi 31 mai 2013 à 15h et 20h. Prix de 15€ à 89€. Réservations en ligne sur le site du Théâtre des Champs Elysées.

Création du Sacre du Printemps en 1913

Création du Sacre du Printemps en 1913

Noureev & Friends

Noureev and friendsGala de danse les 31 mai et 1er juin 2013 à 20h au Palais des Congrès de Paris en l’honneur des 75 ans de la naissance de Noureev.  Le spectacle propose un parcours au sein de la vie de Rudolf : Rudolf danseur, Rudolf chorégraphe et Rudolf directeur du Ballet de l’Opéra National de Paris.  Plusieurs grandes compagnies de ballet (en particulier l’Opéra de Paris, le theâtre du Bolchoï, le théâtre Mariinsky) contribuent à ce gala avec la participation de leurs danseurs étoile.  Programme prévisionnel : La Sylphide, Manon, Raymonda, Two pièces for Het, La Bayadère (Acte 2), Manfred, La Belle au Bois Dormant, Marguerite & Armand, Le Lac des Cygnes (Adagio Blanc), Le Corsaire
Noureev & Friends
souhaite montrer que Noureev est toujours présent, au delà de l’histoire, et que sa passion, son engagement et sa vision restent une source d’inspiration incontournable pour beaucoup dans le monde de la danse.

Prix : de 45€ à 125€.  Une partie des revenus du spectacle reviendra à la Fondation Rudolf Noureev pour financer ses actions en faveur de la danse.

Renseignements & réservations:
http://www.viparis.com/Viparis/salon-paris/salon/NOUREEV-FRIENDS/fr/11407

La Russie à l’honneur au Théâtre de Suresnes Jean Vilar

Le Théâtre de Suresnes consacre dans les prochaines semaines deux programmes  musicaux à la musique russe, aussi bien populaire que classique:

na_zdorovie> Na Zdorovié! le samedi 20 avril 2013 à 21h et le dimanche 21 avril à 17h: Anne Baquet, soprano, crée ici à Suresnes son sixième récital, autour du répertoire russe de chansons classiques ou populaires, avec 20 airs au programme, accompagnée au piano, au violon et au violoncelle.

 

> Bons baisers de Russie le dimanche 26 mai 2013 à 17h: L’Orchestre National d’Ile de France, Enrique Mazzola, directeur musical et Alexander Anissimov, chef invité pour ce programme,  rendent hommage à la pianiste Brigitte Engerer, formée au Conservatoire de Moscou et  récemment disparue, avec un programme comprenant la Fantaisie de concert pour piano op. 56 de Piotr Ilyitch Tchaïkovski et la Symphonie n°2 en mi mineur op. 27 de Serge Rachmaninov. Au piano: Varduhi Yeritsyan, qui met ses pas dans ceux de Brigitte Engerer et formée elle-aussi à l’école russe.

Renseignements et réservations:
http://www.theatre-suresnes.fr/

« Le Taquet », nouveau livre d’Evgueni Grichkovets

Evguéni Grichkovets a été révélé au public français par ses pièces de théâtre, dont Comment j’ai mangé du chien est la plus fameuse, puis par son roman La Chemise (Actes Sud). Dans son nouveau livre Le Taquet, il explore la forme du « récit », et nous propose six textes pleins d’ironie, jamais cyniques, de tendresse retenue, de truculente drôlerie.

Evgueni Grichkovets_Le TaquetEvguéni Grichkovets est né en 1967 à Kemerovo, en Sibérie occidentale. Après son service militaire effectué dans la flotte soviétique du Pacifique,il étudie la philologie russe à l’Université de Kuzbass, où il fonde avec des amis une compagnie théâtrale qu’il dirigera dix ans. Depuis 1999, il vit entre Kaliningrad et Moscou, travaillant comme auteur, metteur en scène et interprète de « monospectacles » qui lui ont valu plusieurs prix en Russie et ont été présentés sur de nombreuses scènes européennes. Parallèlement, Evguéni Grichkovets  s’adonne à de nouvelles formes d’écriture : romans, récits, blogs.

Le Taquet
Traduction du russe par Stéphane A. Dudoignon
Éditions Bleu autour
19€

Voix de Russie et de Géorgie à Pâques

Voix Russie GeorgieDeux concerts pour Pâques à l’église Saint-Louis-en-l’Ile (75004- Métro: Pont Marie) avec les choeurs orthodoxes russes de Carême et Pâques et les polyphonies géorgiennes :  dimanche 31 mars à 16h et lundi 1er avril à 16h.

L’Ensemble Vocal Chersonese, fondé et dirigé par Maria Kondrashkova, se spécialise dans la musique orthodoxe baroque russe et les chants polyphoniques des 17ème et 18ème siècles. A leur répertoire des grands compositeurs de cette époque, tels Vassily Titov ou Nikolaï Diletsky. Et pour compléter, ils interprètent aussi des oeuvres de compositeurs clasiques du XIXème siècle comme Liadov et Rimsky-Korsakov.

L’Ensemble Marani est un choeur d’hommes avec un répertoire d’oeuvres polyphoniques a capella des différentes régions de Géorgie. Chants liturgiques cohabitent avec des chants rituels pré-chrétiens, parfois millénaires, qui accompagnent les divers moments de l’existence.

Billets (19€ tarif normal, 23€ places numérotées, 14€ tarif réduit) sur Fnac.com, ticketnet.fr et concertclassic.com

La Russie invitée d’honneur de Art Paris Art Fair

Art Paris Art Fair est le premier grand rendez-vous  parisien de l’année pour les collectionneurs d’art moderne et contemporain, avec cette année 143 galeries représentant 20 pays différents sous les arcades du Grand Palais du 28 mars au 1er avril 2013.

Alexandre Lobanov, Sans titre, 1980

Alexandre Lobanov, Sans titre, 1980

Et parmi elles, onze galeries russes plus une vingtaine d’autres galeries européennes défendront les couleurs de la Russie invitée d’honneur de la présente édition. 87 artistes russe seront ainsi présents, dont quelques artistes confirmés comme Erik Boulatov (galerie Pièce Unique), Boris Grigoriev (Heritage Gallery) ou Pietr Belyi (galerie Melanie Rio). Et d’autres plus émergents comme Makarevich (SEM Art gallery) ou Alexandre Lobanov, bel exemple d’art brut (galerie Christian Berst).

Igor Makarevich, Portrait Pinocchio, 1999

Igor Makarevich, Portrait Pinocchio, 1999

 

Le peintre Konstantin Sutyagin à l’I-Gallery

Sutyagin Konstantin [1600x1200]L’I-Gallery près de Montmartre, spécialisée dans la peinture russe contemporaine, accueille jusqu’au 17 mars 2013 Deux Fleuves, une exposition du peintre Konstantin Sutyagin. Né en 1964, écrivain et peintre, Konstantin Sutyagin connait bien la France et nous livre ici des peintures d’une grande sensibilité,  oscillant entre quais de Seine et fleuves de Russie.

I-Gallery
12 rue Durantin
75018 – Paris
http://www.i-gallery.fr/

Chagall à Paris et Nice

Une des grandes expositions de ce printemps s’ouvre au Musée du Luxembourg à Paris. Chagall, entre guerre et paix, retrace jusqu’au 21 juillet 2013, l’itinéraire d’un peintre errant qui quitte définitivement en 1925 pour Paris sa ville natale de Vitebsk (Bielorussie), mais ne l’oubliera pas dans sa peinture. Pas plus qu’il n’oubliera ses racines juives, elles aussi omniprésentes.
Il reste aussi fidèle à la narration, à la figuration, même si ses personnages volant ou flottant dans ses peintures  détonent à l’heure du surréalisme et du  cubisme. Chagall nous apparaît avant tout comme un poète, un visionnaire nourri de son folklore et de son terroir.

2013 marque le quarantième anniversaire de la mort de Chagall, et les expositions vont se succéder tout au long de l’année. En plus des quelque 100 peintures exposées au Musée du Luxembourg, le Musée national Chagall à Nice présente lui aussi une soixantaine d’oeuvres du Maître jusqu’au 20 mai 2013 sous l’intitulé Marc Chagall, d’une guerre l’autre. En attendant Marc Chagall, Devant le miroir, exposition au Grand Palais à Paris du 15 juin au 7 octobre 2013.

Abondance de biens ne saurait nuire, voilà qui ne peut que réjouir les amoureux de la culture russe et de la peinture en général.

Marc Chagall, La danse (détail), 1950-1952

Marc Chagall, La danse (détail), 1950-1952

Andreï Makine s’empare de Catherine II

Certes, le livre est écrit en français et non en russe, comme tous les livres d’Andreï Makine (sauf son premier: La Fille d’un héros de l’Union soviétique, 1990). Mais l’auteur de Le Testament français (prix Goncourt en 1995) revient encore et toujours à sa Russie natale et son histoire sanglante et chaotique.

Andrei Makine_Une femme aimeeAvec Une femme aimée (Seuil, 364 pages, 21€), Andreï Makine s’empare du personnage de l’impératrice Catherine II, aux multiples favoris (le prince Potemkine en particulier) mais dont un seul, un dénommé Lanskoï, l’aurait vraiment aimée. Et en fait le sujet d’un film par un certain Oleg Erdmann dans l’URSS de Brejnev puis dans la Russie d’Eltsine.

Un livre qui pointe déjà à la dixième place du classement des meilleurs ventes de l’Express…