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Nijinsky par le Ballet National du Canada au théâtre des Champs-Élysées

Le théâtre des Champs-Élysées accueille le prestigieux Ballet National du Canada du pour 6 représentations du 3 au 8 octobre 2017 d’un spectacle-biopic autour du célèbre danseur et chorégraphe russe Nijinsky (1889-1950).

L’américain John Neumeier, l’un des grands représentants du courant néo-classique, a conçu ce spectacle d’environ deux heures (interrompu par un entracte). Il mêle sur scène l’art et la vie de ce danseur d’exception et offre à voir le roman de la vie de Nijinsky en convoquant son entourage (la sœur et l’épouse du danseur, la figure du mentor Diaghilev, la ballerine Tamara Karsavina qui fut si souvent sa partenaire, le jeune Leonide Massine…) et en évoquant quelques-uns de ses plus grands rôles (Arlequin, Le Spectre de la rose, Shéhérazade et surtout le faune de L’Après-midi).

Un hommage émouvant au « Dieu de la danse » par la troupe virtuose des Ballets du Canada. Renseignements et réservations sur le site du théâtre des Champs Elyséees.

« Faute d’amour » d’Andreï Zviaguintsev

Le dernier film d’Andreï Zviaguintsev est l’événement cinéma de cette semaine. A juste titre. Faute d’amour raconte l’histoire d’un couple en instance de divorce qui exprime sa haine sans faire attention à leur fils au milieu. La disparition de ce dernier les force à se contempler tels qu’ils sont et tels qu’ils restent, incapables d’aimer.

Andreï Zviaguintsev en fait aussi une parabole de la Russie d’aujourd’hui et de ses démêlés avec l’Ukraine. Cela ne nous semble pas nécessaire, l’histoire dans sa terrible banalité se suffit à elle-même. Faute d’amour est un film, sombre, qui interpelle, même s’il n’est pas tout à fait au niveau de Leviathan. Katia vous recommande même de le revoir, la perspective sur les personnages changeant à la seconde vision. Olga est moins enthousiaste. A vous de juger!

 

Veronika Bulycheva à la péniche Anako

Nos élèves présents à la fête de fin d’année en juin se souviennent de Veronika Bulycheva qui avait animé de ses ballades notre soirée. Une prestation très appréciée par tous. Voici l’occasion de la retrouver à la péniche Anako (bassin de la Villette) le dimanche 24 septembre 2017 à 17h pour un best-of de ses albums.

En traversant les frontières qui nous séparent de son Oural natal, Veronika nous emmènera dans son univers poétique au fil de son histoire avec ses chansons incontournables mais également de nouveaux titres.  Elle sera entourée de trois musiciens venus d’horizons différents : le violoniste classique de la Sibérie Kouzma Ignatenko, le contrebassiste franco-turque Emek Evci et le percussionniste sénégalais Abou Diallo, pour interpréter sa musique russe évolutive inspirée de chants traditionnels, de la musique classique et de jazz. Veronika Bulycheva se présente elle-même comme « citoyenne du monde d’origine russe, ambassadrice de paix et de liberté ».

La Péniche ANAKO, Bassin de la Villette, 61, Quai de la Seine, 75019 Paris
Horaires : 17h : début du concert
Tarifs : 13€ (plein tarif), 10€ (tarif réduit)
Réservation : 06 29 11 64 12
concert@veronikabulycheva.com

Et pour découvrir un échantillon de son talent:
https://www.youtube.com/watch?v=h49fl8OIAk0&feature=youtu.be

Andreï Tarkovski à la Cinémathèque

Au tour d’Andreï Tarkovski d’avoir sa rétrospective à la Cinémathèque (51 Rue de Bercy, 75012 Paris) du 28 juin au 12 juillet 2017.

Fils du poète Arseni Tarkovski, Andreï Tarkovski (1932-1986) n’a réalisé que 7 longs métrages dans sa carrière, et les 2 derniers après son départ d’URSS en 1982. C’est dire qu’il était peu apprécié des autorités communistes qui ne savaient trop que faire de ce cinéaste mystique et tourmenté. Andreï Tarkovski est néanmoins devenu une icône, symbole du cinéma moderne soviétique, un peu l’équivalent d’Ingmar Bergman pour la Suède ou de Fellini pour l’Italie.

Conférences (du 6 au 12 juillet 2017), projections de ses films: cette rétrospective complète est un événement rare, à ne pas manquer!

Programme complet sur le site de la Cinémathèque.

 

Rétrospective des films de Marlen Khoutsiev à la Cinémathèque

Du 10 au 28 mai 2017, la Cinémathèque française (51 Rue de Bercy, 75012 Paris) programme une rétrospective des films de Marlen Khoutsiev.

L’activité de Marlen Khoutsiev, né en 1925 à Tbilissi (Géorgie), commence en 1956 et Nevetchernaia, toujours en production, a été entrepris en 2003. Cette intimité avec l’histoire commence dès son nom, acronyme de Marx et Lénine, et sa biographie : douze ans quand son père disparaît, seize ans quand éclate la guerre à laquelle, malade, il ne peut prendre part, son premier film réalisé l’année du « rapport Khrouchtchev » sur le culte de la personnalité.

Marlen Khoutsiev réalise dix films seulement en cinquante ans, allant de la fresque (deux oeuvres de plus de trois heures) à la rencontre entre deux personnages : le parcours en apparence erratique de Marlen Khoutsiev accompagne et révèle « à quoi pense » l’histoire de l’URSS et de la Russie, avec au centre Le Faubourg d’Ilytch/J’ai vingt ans, qui a incarné l’esprit et les espoirs du dégel de 1956.

Programme détaillé sur le site de la Cinémathèque: ICI

Et notez déjà: fin juin-début juillet, ce sera au tour d’Andreï Tarkovski d’avoir sa rétrospective à la Cinémathèque. Comptez sur nous pour vous le rappeler le moment venu!

Snegourotchka à l’Opéra Bastille

L’opéra russe est à l’honneur à l’Opéra Bastille ce printemps. On commence avec  La Fille de neige de Rimski-Korsakov. Présenté pour la première fois à l’Opéra national de Paris,  du 15 avril au 03 mai 2017, cet opéra de 1882, opéra préféré de son compositeur, s’inspire de la légende de Snegourotchka, joyau de la culture populaire russe mis en poème par Alexandre Ostrovski en 1873. On retrouvera ici les interprètes Aida Garifullina et Martina Serafin dans une mise en scène très attendue de Dmitri Tcherniakov.

Notre élève Anne, musicienne professionnelle, a beaucoup apprécié le spectacle et vous le recommande même si la mise en scène moderne peut surprendre au début.

Et pour en savoir plus sur La Fille de neige, écoutez le podcast (7′ environ) que vous offre le site de l’Opéra.

Ciné-club russe au Majestic Passy

En prolongement du festival « Regards de Russie » de l’automne 2016, le cinéma Majestic Passy (18 rue de Passy 75016 Paris.) projette un mardi par mois une sélection des films montrés à cette édition 2016, ainsi que d’autres œuvres originales de cinéastes russes contemporains. Les trois séances seront précédées d’une présentation d’Eugénie Zvonkine, spécialiste du cinéma russe.
– 4 avril 2017 à 20h30 : Récits, de Mikhaïl Segal
– 9 mai 2017 à 20h30 : 14 ans – premier amour, d’Andreï Zaïtsev en présence du réalisateur
– 27 juin 2017 à 20h30 : Le Carrosse Vert, d’Oleg Assadouline

« Les Russes – L’esprit d’un peuple » de Marc Ferro

Spécialiste reconnu de la Russie, Marc Ferro poursuit avec ardeur son travail d’historien depuis un bon demi-siècle. Et il nous en livre un excellent témoignage avec son dernier ouvrage Les Russes-L’esprit d’un peuple (Tallandier, 222 pages, 19,90€). Pas de démonstration ici, pas d’histiriographie officielle, Marc Ferro mobilise plutôt ses souvenirs personnels pour nous décrire l’évolution d’un peuple depuis la Révolution de 1917. L’approche est volontairement subjective, voire pointilliste à force d’anecdotes. Mais ce livre se lit agréablement, et mine de rien, Marc Ferro en profite pour vous suggérer quelques idées forces sur ce siècle d’histoire et l’influence qu’il a exercé sur la psyché russe.

Lecture musicale des « Chroniques de Billancourt » à la VOZ’ Galerie à Boulogne

En écho au centenaire de la révolution russe de 1917 et à l’exposition « Memento Mori », natures mortes du peintre d’origine russe Natacha Nikouline à la VOZ’Galerie à Boulogne, la Compagnie du Pil vous raconte en musique Chroniques de Billancourt et nouvelles de Nina Berberova (1901-1993), ainsi que L’apocalypse en chantant, écrits de Mikhaïl Bakhrouchine, ancêtre de Natacha Nikouline. Cette performance des comédiens Carole Bourdon et Julien Menici et de l’accordéoniste Didier Buisson a lieu dimanche 19 mars 2017 à 17h (17h : Accueil, 17h30-19h : Lecture musicale, 19h : Échanges et cocktail dînatoire) à la Voz’Galerie  (41 rue de l’Est, 92 Boulogne) pour la modique somme de 8€.

Chroniques de Billancourt, Nina Berberova, Éditions Actes Sud, 1992, 256 pages, 19,80 €
Nouvelles traduites du russe par Alexandra Pletnioff-Boutin:
En 1925, Nina Berberova découvre Billancourt, sa colonie russe et ses usines Renault où dix mille de ses compatriotes en exil travaillent. C’est la vie quotidienne de ce petit peuple de déracinés qu’elle décrit dans ces Chroniques publiées entre 1928 et 1934.

L’apocalypse en chantant, Mikhaïl Bakrouchine, Éditions Vérone, 2017, 268 pages, 19,50 € :
Traduit et adapté à partir de notes autobiographiques par Alexis et Alexandre Nikouline
« Parvenu à Londres, après maintes péripéties, Mikhaïl Dimitrievitch Bakhrouchine se remémore son incroyable histoire. Issu d’une grande famille d’industriels moscovites, évoluant dans les milieux des collectionneurs d’art en Russie, « Micha » retrace dans ses mémoires sa jeunesse dorée, sa participation à la première guerre mondiale et à la guerre civile russe, ainsi que sa vie de réfugié puis d’émigré à Constantinople… »

3ème Festival du film russe de Paris

Après « Quand les Russes aiment » en 2016, « Quand les Russes chantent » est le thème de cette édition 2017 du Festival du film russe de Paris. Comédies musicales et films ayant pour thème la musique se succèderont du lundi 6 mars au mardi 14 mars 2017 dans 4 cinémas de Paris: le Balzac (Paris 8ème), le Grand Action (Paris 5ème), le Christine 21 (Paris 6ème), ainsi que le Max Linder (paris 9èmer) pour les courts métrages.

Notons déjà quelques temps forts: cérémonie d’ouverture lundi 6 mars à 19h30 au Balzac avec projection de La Dame de pique de Pavel Lounguine. Lequel Lounguine présentera lui-même son film et sera aussi présent à une rencontre autour du cinéma russe le mardi 7 mars à 17h au nouveau Centre spirituel et culturel orthodoxe russe du quai Branly. Mercredi 8 mars à 20h30, ciné-concert au Balzac avec La Grève, un film rarement projeté d’Eisenstein. Samedi 11 mars à partir de 18h au Grand Action, rencontre avec Andreï Konchalovski puis projection de son film Paradis. Et enfin mardi 14 mars à 20h au Grand Action, cérémonie de clôture du festival avec remise des prix. Et tous les détails sur le site du festival.

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