Olga

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Fête de fin d’année 2018-2019

Gros succès d’affluence pour notre traditionnelle fête de fin d’année ce vendredi 14 juin 2019! Heureusement, une météo clémente nous a permis d’envahir la cour du centre pour profiter des spectacles: saynètes de théâtre (Tchekhov) et chants interprétés par nos élèves sous la houlette de notre directrice artistique Tatiana, et un concert de la chanteuse populaire Veronyka Bulytcheva pour conclure. Et pour nourrir les discussions, le traditionnel buffet russe: pirojki (5 variétés: miaso, iaïtso, kartochka, kapousta et gribi), seliotka, salade vinaigriet, kolbasa, ogourtsi (solionii et frais), avec bière, vin moldave, kvas et vodka à volonté!

Merci à tous pour votre bonne humeur, bel été et rendez-vous début octobre pour une nouvelle année ensemble!

Fête 2019 du Centre de Langue Russe de Paris: concert de Veronyka Bulytcheva

Carte Blanche à Pétia Iourtchenko

Le Théâtre de Paris (15 rue Blanche, 75009) présente le 17 juin à 20h30 Carte Blanche à Pétia Iourtchenko, masterclass présentée par le fondateur de la troupe Romano Atmo. Il s’agit en fait d’une soirée entièrement dédiée à la danse tzigane et à la culture russe. Et après la représentation, un repas traditionnel russe – préparé par le bistro le Zakouski – sera servi aux spectateurs dans le hall du Théâtre, sur réservation.

Pétia Iourtchenko est né à Donetzk en 1957, dans la tribu des «Vlach». À l’âge de 16 ans, il passe le concours du prestigieux «Théâtre Romen» de Moscou. Il devient alors le plus jeune comédien, danseur, chanteur dans l’histoire du théâtre. Il se forme parallèlement à l’institut «Gnesenski», où il étudie l’art dramatique, la danse, le chant et l’histoire de l’art. Pétia se produit dans toute la Russie, ainsi qu’à l’étranger.

Prix du spectacle: de 23€ à 43€ (repas en option à 28€, voir le menu sur le site du théâtre). Nos élèves bénéficient d’une réduction de 15% sur le spectacle en cas d’achat groupé (plus de 3 billets) ICI ou en réservant par téléphone au 01 48 74 25 37 .

Du Gabon à la Russie avec Jann Halexander & Veronika Bulycheva

Veronyka Bulycheva, chanteuse, guitariste et compositeur russe, est bien connue de nos anciens pour avoir égayé notre fête de fin d’année il y a quelque temps. Bis repetita placent: elle reviendra cette année pour notre fête de fin d’année le 14 juin 2019 avec un nouveau répertoire et de nouveaux musiciens.

En attendant, elle se produit le 16 mai avec l’artiste Jann Halexander au piano dans un spectacle-concert en binôme Urgence de vous – Du Gabon à la Russie.

Les deux sont musiciens auteurs compositeurs et interprètes, chacun a son parcours original : ils présentent et mélangent leurs univers personnels à travers leurs chansons et des dialogues poignants.
On se retrouve en face de polémiques actuelles autours des clichés et des préjugés liés à leurs pays d’origine : être biculturel est une fragilité et force à la fois. Ils vous invitent à voguer sur deux rives d’un seul fleuve nommé ‘humanité’ !

Le spectacle a lieu le jeudi 16 mai 2019 à 21h15 au bateau théâtre « Le Nez Rouge » Face au 13 Quai de l’Oise, 75019 Paris, Bassin de la Villette.

Réservations au 01 42 00 71 99. Mentionnez que vous êtes élève du Centre de Langue Russe, et vous bénéficierez d’un tarif réduit à 10€ (au lieu de 15€)!

L’Aviateur d’Evgueni Vodolazkine

Philologue et spécialiste de littérature russe ancienne, Evgueni Vodolazkine est aussi un écrivain contemporain réputé. Son avant-dernier roman (2016) vient de paraître en traduction française sous le titre L’Aviateur (Editions des Syrtes) et suscite l’enthousiasme des critiques littéraires. Son héros né en 1900 et déporté à l’âge de 20 ans dans le bagne des îles Solovski dans le grand nord de la Russie y est cryogénisé… et se réveille en 1999 pour redécouvrir lentement ses souvenirs et s’adapter à sa nouvelle époque.

Pour le lecteur russe, c’est un roman philosophique qui sort de l’ordinaire, envoûtant, poétique et triste qui permet aussi de découvrir à travers la vie du personnage la Russie soviétique des années 20.

Création théâtrale aux Déchargeurs autour de Marina Tsvetaeva

Poétesse lyrique au destin tragique, Marina Tsvetaeva (1892-1941) n’a pas écrit pour le théâtre. Céline Pitault, interprète et adaptatrice, a eu l’idée de « faire entendre sur scène cette voix dissidente: tous ces mots de son intimité qui relatent son rapport dès son plus jeune âge à l’art, l’influence de ses parents, sa souffrance mais aussi toute sa joie devant la vie qu’elle désirait brûlante. De son enfance, je suis arrivée à son lien à ses propres enfants. À tout cet amour et à tout ce poids qui l’empêchaient d’écrire. À la frustration qui en principe ne se dit pas mais qui là, se crie. »

Céline Pitault a ainsi écrit Celle qui revient là, celui qui la regarde, texte français adapté en partant du très beau livre Vivre dans le feu ainsi que des recueils de poème Le ciel brûle (édition Gallimard) et Poésie
lyrique
(1912-1941) (Editions des Syrtes). Le metteur en scène Ludovic Longelin en a tiré une pièce en 7 « mouvements »(durée: 1h15) où Céline Pitault interprète Marina Tsvetaeva et Renaud Hézèques son fils.

Celle qui revient là, celui qui la regarde est à écouter et voir au Théâtre des Déchargeurs (3 rue des Déchargeurs, 75001, métro Châtelet) jusqu’au 27 avril 2019, les mardi, mercredi, jeudi, vendredi et samedi à 21h30.

Renseignements et réservations sur le site du théâtre.

Concert de soutien aux travaux de la Colline Saint-Serge

Certains connaissent peut-être la Colline Saint Serge juste en retrait de la rue de Crimée dans le XIXème? Un lieu charmant, hors du temps, où trône sur une butte l’église orthodoxe Saint Serge tenue par l’Institut de Théologie Orthodoxe. Justement, l’Institut doit faire face à d’importants travaux de consolidation des fondations de la Colline Saint Serge. Depuis 2 ans, un programme de travaux a été établi pour préserver et remettre en état les bâtiments de la colline. 2 tranches de travaux ont déjà été effectuées (rénovation du réseau de drainage des eaux pluviales autour de l’église et en aval / restauration du toit terrasse du bâtiment des étudiants). Cette année, un ambitieux programme de restauration des chambres des étudiants sera entrepris, pour permettre le retour des étudiants sur la colline Saint Serge dans de bien meilleures conditions qu’auparavant.

L’Institut a donc décidé d’organiser un concert de soutien le dimanche 14 Avril 2019 à 15 h 00 pour collecter des fonds pour aider à la réalisation de ces travaux. Au programme:

Présentation du roman La Révolution des cierges (Editions Gallimard) par l’auteur Olga LOSSKY, avec les commentaires d’Anne PHILIPPENKO, iconographe. Ce roman décrit la lutte d’un moine pour terminer son icône en 1917 malgré les troubles suivant la Révolution.

Concert d’œuvres de Prokofiev, Scriabine, et Rachmaninov interprétées au piano par Elizabeth FROLOVA

Participation 12 €. Bien entendu il n’est pas interdit de donner plus ! Entrée par le 14 bis rue Meynadier ou le 93 rue de Crimée à Paris 19e; Métro : Laumière; Bus n° 75 – 60 et 48 – arrêt Mairie du 19ème

Carnets de guerre par Nikolaï Nikouline

Voilà un livre qui tranche sur les récits héroïques de la victorieuse confrontation de l’Armée Rouge avec la Wehrmacht. Engagé volontaire en 1941, Nikolaï Nikouline (1924-2009) a survécu à la guerre malgré l’âpreté des combats auxquels il a participé jusqu’à la bataille de Berlin en mai 1945. Il en est revenu traumatisé, au point d’écrire en cachette ses Carnets de guerre en 1975 comme une catharsis, pas du tout pour les publier.

Pas d’épopée ici, pour Nikolaï Nikouline « la guerre est ce que l’humanité a produit de plus dégradant et de plus ignoble ». Il en détaille donc les turpitudes et les monstruosités à la manière de Henri Barbusse celles de la Grande Guerre dans Le Feu, le lyrisme et l’espoir en moins.

Poussé par ses proches, il autorise la publication de ces Carnets en 2007, et leur liberté de ton émeut le public russe. Les voici enfin traduits et publiés en français aux Arènes.

Les Carnets de guerre, Nikolaï Nikouline, 350 pages, 24,80€, Les Arènes

Rouge au Grand Palais

Très belle et intéressante exposition au Grand Palais : « Rouge » présente en 19 artistes et quelque 400 oeuvres l’essor d’un art nouveau au début de l’Union Soviétique jusqu’à sa transformation en art officiel dominé par le réalisme socialiste sous Staline.

On y découvre en première partie l’élan révolutionnaire qui saisit des artistes comme Maïakovski, Lioubov Popova ou Alexandre Rodtchenko dès 1917. Pour eux, l’art doit cesser d’être bourgeois, sortir des musées et expositions pour aller dans la rue et participer à la transformation de la société: le « productivisme », ou art de la production, est né. Le constructivisme appliqué au graphisme et à l’architecture y joue un rôle clé. Ces productions sont d’avant-garde, parfois à la limite de l’abstraction, et peinent à séduire au-delà d’un cercle éclairé. Dès les années 20, d’autres artistes aux méthodes plus traditionnelles tels Isaak Brodsky et Kouzma Petrov-Vodkine mettent l’accent sur le sujet plutôt que la forme: il faut dépeindre de manière « artistique et documentaire » ouvriers et paysans en train de construire le socialisme.

Le pouvoir stalinien mettra fin en 1932 à ce pluralisme artistique, le « réalisme socialiste » devient la norme, les constructivistes et autres réalistes critiques se voient accusés de formalisme et mis à l’écart. Comme l’explicite Jdanov en 1934, il s’agit de « représenter la réalité dans son développement révolutionnaire » et contribuer ainsi au « travail de remodelage idéologique et d’éducation des travailleurs ». Les peintures d’Alexandre Deneïka sont très représentatives de cet art soviétique: de l’imagerie héroïque. on passe vite à la mythification et à l’hagiographie des chefs, Lénine et Staline en tête. L’art succombera à la propagande dès la fin des années 30.

Cette épopée artistique, sans égale dans le monde contemporain, est à voir au Grand Palais jusqu’au 1er juillet 2019.

L’Arche Russe d’Alexandre Sokourov

Si l’Histoire russe vous intéresse, la reprise de L’Arche Russe d’Alexandre Sokourov est pour vous: 300 ans d’Histoire racontés en 1h50′ en traversant les salles du musée L’Ermitage à Saint-Petersbourg.

L’Arche Russe montre un réalisateur contemporain faisant connaissance à L’Ermitage avec un cynique diplomate français du XIXe siècle. Explorant les splendides couloirs et salons de ce qui était alors appelé le palais d’Hiver, le diplomate et le réalisateur sont témoins de scènes de la Russie tsariste où les héros se nomment Pierre le Grand ou Catherine II, mais aussi témoins d’événements ayant marqué l’histoire du musée comme le dernier grand bal impérial de 1913 ou le tragique siège de Leningrad par les Nazis. L’Arche russe est un flot d’images, d’émotions et de souvenirs courant sur plus de trois siècles d’histoire russe mais aussi deux visions du monde qui s’entrechoquent, qui ne se comprennent guère – à l’image de ces deux héros qui ont parfois du mal à communiquer entre eux, mais dont la réconciliation passera souvent par l’entremise des tableaux. La culture est ici envisagée comme une passerelle entre les peuples.

Tourné en 2001 en un seul plan-séquence avec une caméra SteadyCam numérique, sans montage (!), le film a surpris par ce côté innovateur. Mais l’intérêt va au-delà : L’Arche russe est une formidable déclaration d’amour d’Alexandre Sokourov à son pays au passé si riche et au futur si incertain.

L’Arche Russe ressort en version restaurée ce mercredi 20 mars 2019 en VO sous-titrée aux cinémas Le Champo (Paris 5ème) et Le Balzac (Paris 8ème).

Festival du film russe de Paris: « Quand les Russes s’enflamment »

Si vous avez une semaine de vacances à prendre, c’est le moment! Avec une programmation toujours foisonnante, vous n’aurez que l’embarras du choix pour cette cinquième édition du festival du film russe de Paris, du lundi 11 mars 2019 au mardi 19 mars 2019 dans les cinémas Balzac et Christine 21 et accessoirement au Studio 28 et au Max Linder.

Rétrospective de films soviétiques, tels ceux d’Eldar Riazanov dont le sentimental Ironie du sort est rediffusé chaque nuit de Nouvel An en Russie. Ou encore les films d’auteur comme ceux de Kira Mouratova (Olga vous les recommande!). Sans oublier les grands classiques comme Andreï Roublev de Tarkovski, l’intégrale de Guerre et Paix de Bondartchouk et Le Communiste de Raizman, film idéaliste et chef d’oeuvre de l’époque soviétique selon Olga.

Plus récents, La petite Vera de Pitchoul (en soirée exceptionnelle le 12 mars à 18h au Balzac) était le film culte de la perestroïka, et Portrait au crépuscule de Nikonova, film dur et réaliste des temps actuels. Plus la compétition de cinq longs métrages de jeunes réalisateurs encore inédits en France. Sans oublier la projection de Leto, de Serebrennikov film événement de 2018 dont nous vous avons déjà parlé dans ce blog, et dont la projection le dimanche 17 mars à 20h30 au Max Linder sera suivie d’un concert rock!

Infos plus détaillées et programmation sur le site du festival