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Le Rêveur de la forêt au musée Zadkine

Espace de liberté ou d’ensauvagement, « la lisière » de la forêt représente l’une des frontières physiques et symboliques du monde civilisé. Les artistes de la modernité – le sculpteur cubiste Ossip Zadkine notamment – ne cessent de franchir ce seuil en quête de renouveau, fascinés autant par le « modèle » de la nature sauvage que par l’exemple des « primitifs » : formes brutes et expressives des arts extra-occidentaux, formes archaïques, arts populaires, art brut. Chez Zadkine, ces influences croisées se retrouvent des Vendanges (1918) à ses « totems » de bois encore tout empreints de leur histoire végétale. Son enfance russe s’y lit en filigrane, comme chez Natalia Gontcharova : la forêt y révèle une infinie puissance d’invention de récits et de formes.

L’exposition « Le Rêveur de la forêt » organisée au musée Zadkine à Paris (100bis rue d’Assas, Paris 6ème, du 27 septembre 2019 au 23 février 2020) se propose ainsi d’éclairer de manière inédite l’oeuvre d’Ossip Zadkine en la confrontant à celles d’autres artistes. Grâce à des prêts exceptionnels, une centaine d’oeuvres d’Apollinaire, Jean Arp, Joseph Beuys, Munch, Picasso et bien d’autres encore dialoguent avec celles d’Ossip Zadkine. Un bon prétexte pour (re)visiter le musée Zadkine, par exemple samedi 3 octobre 2019 jusqu’à 23h dans le cadre de la Nuit des Musées?

Ossip Zadkine, Les vendanges (1918)
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