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Semaine du cinéma russe avec Regards de Russie 2016

regards-de-russie-2016Comme chaque année, « Regards de Russie » est l’occasion de découvrir les nouveaux films russes. Pour cette édition 2016, 16 films récemment sortis sont à l’affiche du 9 au 15 novembre au cinéma parisien L’Arlequin (76 rue de Rennes, Paris 6ème), secondé par le Majestic Passy (une séance) et le Reflet Medicis (deux séances). Projections en vo avec sous-titres en français, parfait pour pratiquer et exercer votre oreille!

Ekaterina vous recommande particulièrement Le Disciple de Kirill Serebrennikov (vendredi 11 novembre). Et Olga a remarqué Le Salut d’ Ivan Vyrypaïev (vendredi 11 novembre ou lundi 14 novembre), talentueux metteur en scène dont nous vous avions parlé au printemps pour sa pièce de théâtre Illusions.

Programme détaillé et horaires sur le site du cinéma Arlequin.

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6 Responses to Semaine du cinéma russe avec Regards de Russie 2016

  1. Anna Vié says:

    Beaucoup de monde et en raison de la briéveté du festival peu de films sont projetés deux fois.
    Je peux recommander » Petersbourg mon amour » film à sketches tournés exclusivement par des femmes
    Elles font chacune avec des sujets différents preuve de finesse dans l’analyse psychologique , d’humour et de force, le tout en si peu de temps !
    Le sujet de « Insight « est une histoire d’amour dans des circonstances très exceptionnelles puisqu’il s’agit d’un jeune homme qui devient aveugle et de son infirmière. Pourtant rien de mièvre et sentimental bien au contraire. Beaucoup de retenue dans le jeu des acteurs.Pas de décors non plus : les fonds sont des mursde la ville. Le mystère de ce couple demeure et nous sommes pris par cette tragique histoire.
     » le Disciple » va sortir sur les écrans parisiens .Il vous secoue litteralement. Le sujet de la pièce allemande que le film a transposé en Russie pourrait être transposé ailleurs. L’erreur serait de le prendre au premier degré comme un film contre la religion. Il s’agit de montrer comment le sectarisme d’où qu’il vienne parvient à retourner la société contre les plus faibles. C’est par l’outrance que la démonstration est faite et ce film vous met parfois mal à l’aise.
    Le propos est tellement actuel que cela vaut à mon avis la peine d’aller le voir, sauf si on va au cinéma dans une optique de distraction !

  2. Ekaterina says:

    Ce festival du cinéma russe a proposé une large gamme de films qui pourraient plaire à tous les goûts. Il y a des documentaires, des dessins animés, des drames et des comédies légères.
    Moi personnellement j’ai été touchée par l’histoire d’amour de l’actrice soviétique Valentina Serova et du célèbre poète Konstantine Simonov racontée dans le documentaire La bien aimée du soldat. La présence de la réalisatrice du film a permis au public de poser de nombreuses questions et de partager l’amour que nous portons à la culture russe.
    Vivement l’année prochaine !

  3. Olivier says:

    Ce festival fut pour moi l’occasion de découvrir le cinéma russe. Quelle chance d’avoir une telle occasion en étant à Paris. J’ai été voir « Le Disciple » de Kirill Serebrennikov. Ce film parle d’un jeune garçon très attaché à la Bible et dont les rapports avec ses proches et la société sont difficiles. Loin d’être un film qui a pour but d’entretenir la polémique autour de la religion, ce film, parfois très dérangeant, amène le spectateur à la réflexion autour de situations dramatiques mais terriblement réelles et actuelles. Il n’y a pas une morale ou une conclusion dictée au spectateur mais chacun est amené à se faire sa propre opinion. À voir !
    J’ai vraiment adoré aller à ce festival ! L’occasion de vivre et de découvrir un petit bout de Russie l’espace d’une soirée à Paris. D’accord avec toi Ekaterina : vivement l’année prochaine !

  4. Grégoire says:

    Avec le fascicule du festival en main et sa variété de films russes exposés, je me sens frustré de n’avoir pu assisté qu’à un seul visionnage, à savoir « le disciple ».
    Et j’avoue ne pas être vraiment impartial pour parler de ce film ayant moi-même une certaine connivence avec la religion orthodoxe. Pour cela, je trouve le héros trop caricatural et j’aurais préféré une personnalité plus complexe. Mais en même temps, je ne pense pas que ce soit le but recherché par le réalisateur qui est plus dans l’optique d’une dénonciation du sectarisme religieux et de ses dérives. De plus et au vu de l’actualité, les fanatiques prêts à commettre des crimes au nom de la religion sont proches de l’extrême stupidité affichée par le personnage principal.
    Sur ce, il ne me reste plus qu’à patienter jusqu’à l’année prochaine pour découvrir de nouveaux films intéressants et qui, sans cela, n’auraient pas retenus mon attention.

  5. chloé perlemuter says:

    Pour ma part, je trouve le personnage principal du Disciple peu convainquant, les dialogues sont lourds de sens, la mise en scène est appuyée, bref, le film de Serebrennikov m’a déçue. Par contre j’ai été vivement intéressée par le film de Krassoski le Recouvreur de dettes qui met en scène un seul personnage et son imaginaire…le film travaille son point de vue et donne la sensation d’être dans la tête du héros…

    Bravo et merci au cinéma Arlequin de projeter tous les films du festival dans les très bonnes conditions de la grande salle !

  6. Giuseppe Policastro says:

    J’ai beaucoup aimé le film « Arventur » de Irina Evteeva. C’est un film très poétique, réalisé avec une technique singulière entre film traditionnel et dessin animée. Le film est tournée, puis les fotogrammes sont coloriées à la main et le résultat est stupéfiant. L’effet visuel renforce la sensation d’irréalité qui est au centre de l’histoire, dans laquelle la réalité et imagination se confondent continuellement. Une vraie découverte.

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